mardi 11 janvier 2011

Lumières d'églises

Bonsoir à tous !

Retour en France ce soir, pour une balade en images de quelques monuments que j'aime visiter à la fois pour leur histoire riche et chargée, et aussi  esthétiquement pour la lumière qu'on peut y trouver à la lueur des cierges ou des vitraux, je veux parler des églises et des cathédrales.

Petit tour dans quelques unes d'elles, pour en admirer les vitraux...

Tout d'abord Chartres, et sa célèbre cathédrale, très bien ornée de vitraux, mais dont j'avoue personnellement trouver l'intérieur sombre (je sais que je ne suis pas la seule à avoir ce sentiment...)
 
 
Toujours à Chartres, l'église Saint Aignan, très lumineuse, aux murs couverts de fresques colorées et dont la charpente richement ornée évoque une coque de bateau retournée... J'ai aussi bien aimé les sièges où les fidèles peuvent patienter pour la confession, qui dépareillent un peu du reste du décor... Sans conteste ma préférée dans la ville, qui m'a d'ailleurs rappelé un peu les églises crétoises aux murs entièrement peints.
 
 
Et pour finir, dernière église visitée à Chartres, l'église Saint Pierre, lumineuse et aux murs dépouillés... et sa façade à la nuit tombée, illuminée pour la manifestation "Chartres en lumières".
 

Allons plus à l'ouest, un petit crochet par la Normadie, pour un passage dans une église illuminée par le soleil...

Et toujours plus à l'ouest, quelques églises bretonnes, visitées au cours d'un séjour là-bas.
 

Revenons à Paris, avec mon église préférée, Saint Germain l'Auxerrois, en face du musée du Louvre, qui a accueilli dans sa nef de nombreux rois avant que Louis XIV n'installe la cour à Versailles.
 
 
 
 

Et voilà, c'est tout pour ce soir.

A bientôt. 

dimanche 9 janvier 2011

Musique grecque

Bonsoir à tous,

Ce soir, petit article musical, j'ai envie de vous faire partager un peu de la musique que j'écoute, particulièrement la musique grecque actuelle, en vous présentant mes chanteurs préférés (en cliquant sur le nom, vous serez dirigés vers un site où vous pourrez les écouter) :

- Sakis Rouvas, dont ma chanson favorite est sans conteste "Irthes", magnifique chanson d'amour (oui, je sais, vu que les paroles sont en grec, ce n'est pas évident à la première écoute, mais une fois qu'on a la traduction des paroles, je confirme, c'est une belle chanson d'amour),

- Tamta, dont les chansons sont tantôt rythmées, tantôt de belles balades (mes préférées sur cet album, "Kita me" et "Iti iha onirefti",

- Peggy Zina, chanteuse dont j'apprécie notamment "Den hriazete",

- Omega Vibes, dont j'aime particulièrement "I'll go" (une chanson en anglais pour changer un peu !),

- Emigre, un autre groupe qui chante en grec et en anglais, avec ma chanson préférée "touch me deep inside".

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, à bientôt pour un article avec des photos, pour revenir à mes bonnes habitudes.

vendredi 7 janvier 2011

Roses roses

Bonsoir à tous,

Article de photos florales ce soir, sur le bouquet que j'ai ramené à la maison (et que Sushi essaie de venir manger depuis tout à l'heure !), pour tester le mode macro de mon appareil... Je vous laisse admirer le résultat.









A bientôt.

mardi 4 janvier 2011

Si j’aurais su, j’aurais pas venu…


Certains d’entre vous se souviennent sans doute de cette phrase prononcé dans ce vieux film, « la guerre des boutons », par un des jeunes héros… Eh bien elle résume parfaitement ce que j’ai ressenti la seconde fois où j’ai fait la descente des Gorges de Samaria en 2000… 
Eh oui, car gardant un bon souvenir de ma première visite là-bas, j’ai eu envie d’y retourner deux ans plus tard, et d’en profiter cette fois-ci pour filmer un peu en même temps… J’ai juste oublié un détail le jour où j’ai réservé l’excursion : je séjournais à Héraklion, et le temps de trajet était plus long… et vu que l’employée qui m’a vendu l’excursion ne m’a pas donné certains détails pratiques, je ne m’en suis aperçue que trop tard, dans le bus, où j’ai appris que nous n’allions arriver qu’à 10 h du matin en haut des Gorges, et qu’il fallait prévoir un pique-nique, or je n’ai rien amené à manger… Donc, résumé de la situation : la descente allait se faire aux heures les plus chaudes de la journée, ce que tous les guides de voyage dignes de ce nom déconseillent fortement, et en plus j’allais devoir le faire l’estomac vide !!!
Donc, après plus de 4 h 30 de bus pour arriver en haut des gorges, nous faisons un arrêt à un restaurant où je peux acheter un peu de nourriture, un sandwich, une viennoiserie et une banane, qui me permettront de tenir le temps d’arriver en bas des gorges…
Je commence la descente sur le chemin jonché de cailloux : comme dans mon souvenir, ces glissent sous le pied, se dérobent... Le paysage est magnifique, mais il n’est guère possible de s’y attarder : je marche les yeux rivés sur le sol et mes pieds, avec raison : une fois je glisse et manque de me retrouver sur les fesses ; une autre fois, je me tords la cheville, heureusement sans gravité...
Bientôt, la « balade » prend des allures de « descente aux enfers » : le sol est traître, caillouteux, le soleil tape de plus en plus et l’ombre se fait plus éparse, j’ai la désagréable impression de sentir toutes les aspérités du chemin, tous les cailloux qui roulent sous la plante de mes pieds... Les premiers kilomètres n’ont rien d’une partie de plaisir, je me console en me disant que ça ira mieux après... Je m’arrête aux points d’eau pour y étancher ma soif, mais ne m’arrête pas longtemps, craignant de ne pas avoir le courage de repartir au bon rythme... J’arrive bientôt aux premiers gués et en me trompant de direction, je prends un bain de pied… euh non, là je n’avais pas besoin d’être rafraîchie… c’est plutôt le reste du corps qui en aurait besoin, car le soleil commence à cogner sec, les coins d’ombre sont plutôt clairsemés, et je suis déjà trempée de sueur.
La route descend, remonte, redescend,... Je croyais me souvenir de sentiers en terre battue, plats, ben non ! Il y a bien quelques portions, mais toujours parsemées de très nombreux cailloux et qui ne cessent de monter et de descendre... Je commence à avoir une baisse de rythme et ralentis, réalisant que j’ai dû partir trop vite au début et présumer de mes forces. J’adopte donc un rythme un peu plus lent et je continue... de toute façon, je n’ai plus le choix, maintenant que j’y suis il faut bien aller jusqu’au bout (à moins de me blesser et de me faire conduire à Agia Roumeli en « ambulance » locale, c’est-à-dire à dos d’âne, mais, à choisir, je préfère quand même arriver en bas indemne...).
J’arrive bientôt à une vallée dont je me souvenais, mais qui a beaucoup changé : des centaines de petits tas de pierre, des “caerns” dressés là par des randonneurs, façon de laisser une trace de leur passage... 
Le chemin continue de serpenter à travers la montagne, toujours aussi caillouteux, et mes pieds continuent de souffrir (dans quel état vont-ils être ce soir ?).
Vers 13 h 00, j’arrive enfin au village abandonné de Samaria qui, de mémoire, se trouve juste au milieu des gorges... Abandonné, le village ne l’est plus vraiment à cette heure, envahi par des dizaines de touristes qui y cherchent un coin à l’ombre pour déjeuner... Je déniche une petite place sur un banc au pied d’un arbre et mange le sandwich et la banane, avant de repartir.
 
 
Le chemin continue jusqu’à une vallée caillouteuse où il disparaît ! Il n’y a plus qu’à se frayer un passage parmi les pierres de toutes tailles. Cela relève plus de l’expédition que de la balade et, pour la énième fois de la journée, je regrette d’être venue... Mes pieds ne cessent de protester, ils ne sont pas les seuls à souffrir : tout mon corps commencer à rechigner à l’effort, surtout mes jambes. Je me demande comment j’ai fait pour descendre les gorges si vite et sans souffir autant deux ans avant et ne pas me rappeler combien c’était difficile. Je me dis que je devais être dopée, ou alors moins fatiguée que cette année-là, le programme des jours précédents n’ayant pas été de tout repos, puisque j’avais voulu voir un maximum d’endroits en un minimum de temps. Pour ne rien arranger, nous sommes aux heures les plus chaudes de la journée, le soleil cogne très très dur et pas un nuage ne vient atténuer ses rayons... si ce n’est pas l’enfer, ça y ressemble ! Je ralentis de plus en plus, j’ai du mal à garder le rythme... Je m’arrête de plus en plus fréquemment, au bord des larmes et de la crise de nerfs, et maudis une fois de plus l’inconscience du tour opérateur de faire faire cette excursion aux heures les plus chaudes de la journée !!!!
 
 
Enfin se dressent devant moi les fameuses Portes de Fer, le point le plus étroit des gorges... plus que quelques kilomètres avant Agia Romelis... 
mais ce sont les plus durs pour moi... plus d’ombre... un soleil de plus en plus brûlant... mes pieds refusent de plus en plus d’avancer, ils me font mal, ça tourne au calvaire... Je m’arrête plusieurs fois encore, complètement crevée, en ayant l’impression que mes jambes ne vont pas tarder à me lâcher. Le chemin est toujours aussi caillouteux, j’en sens chaque aspérité, chaque pierre...
Vers 16 h 30, j’arrive enfin au village. Je m’écroule presque à la terrasse d’une taverne et commande pour me remonter un yaourt au miel et une bouteille d’eau, il va bien me falloir au moins ça !!!
Je patiente pour prendre le bateau du retour, à bord duquel je somnole, et je subis une dernière épreuve avant de pouvoir m’écrouler d’épuisement dans le bus : l’escalier qui mène au parking... un calvaire pour mes genoux qui protestent à leur tour (sans compter mes pieds, bien sûr...). Je m’effondre sur mon siège et somnole bientôt, pour récupérer un peu de la fatigue (et surtout le voyage du retour durera moins longtemps !). Il est plus de 23 h quand j’arrive enfin à mon hôtel, que j’ai quitté le matin même à 5 h 30, autant dire que la journée a été très longue. Une fois dans ma chambre, je peux enfin retirer mes chaussures et constate l’étendue des dégâts : j’ai une magnifique ampoule sur le gros orteil du pied gauche, et le pied droit gonflé et douloureux... Aïe aïe aïe !!!

Et voilà toute l’histoire… Donc, un conseil d’amie, si vous séjournez en Crète, ne faites la descente des gorges de Samaria que si vous êtes en bonne forme physique, et surtout si vous êtes assuré d’être en haut des gorges tôt le matin, vers 7 h 30 – 8 h, sinon croyez-moi, vous allez souffrir !!!

A bientôt !

dimanche 2 janvier 2011

Balade à Spinalonga

Bonsoir à tous,

Premier article de l'année 2011, conformément à mes bonnes résolutions, je retourne en Crète (du moins en pensées !!) et je vous emmène avec moi visiter un de mes endroits préférés, l'île de Spinalonga (que j'ai déjà évoquée dans l'article sur les forteresses crétoises).

J'ai visité deux fois ce site, la première fois en 1998 et la seconde fois en juin 2010, où j'ai passé un moment hors du temps en me promenant à travers ses rues et ses remparts... J'aime cet endroit parce qu'il me fait oublier le présent et m'incite à laisser mon imagination vagabonder en rêvant à ce qui a pu se passer entre ces murs aujourd'hui abandonnés. 
Venez, je vous invite à partager pour un instant ces sensations...

Approche de l'île en bateau par l'arrière, où on aperçoit un des fortins en bas.
Accostage du bateau en face de l'entrée (le site est très touristique et par moments, c'est un vrai ballet de navires à cet endroit)
On entre dans le site en empruntant un passage dans les remparts...
 ... qui mène à un tunnel fermé par une grille (n'oublions pas que l'île était à l'origine une forteresse destinée à défendre la baie des attaques des pirates et des envahisseurs)
Et nous voici dans une des premières rues, où certaines maisons ont perdu leur toit au fil des ans.
Certaines maisons étant encore en assez bon état, il est possible d'y pénétrer et de se rendre un peu mieux compte de l'aspect qu'elles avaient autrefois, quand l'île était habitée.
Car de nos jours, l'île de Spinalonga est un site classé et il est interdit d'y passer la nuit ; même le personnel qui y travaille (surveillance, accueil des visiteurs) repart à terre tous les soirs.
C'est dommage car personnellement, je me serais bien installée dans cette maison-là, je me vois très bien assise sur le balcon, face à la mer, en train d'y écrire...
Mais arrêtons de rêver et poursuivons la visite avec la partie construite par les Ottomans quand ils ont occupé l'île, et qui a été partiellement reconstruite (à gauche sur la photo) pour montrer aux visiteurs à quoi ressemblaient les lieux à l'époque de leur splendeur.
Ici par contre, la maison n'a pas été restaurée, et il est interdit d'y entrer... on comprend pourquoi !
Voici ici une citerne partiellement enfouie, qui abritait les réserves d'eau des habitants.
Ici et là, quelques buissons de végétation en fleurs poussent, apportant une note colorée aux vieilles pierres.
Bâtiment un peu surprenant à première vue, il s'agit de l'hôpital qui a été construit pour les lépreux qu'a abrités l'île pendant la première moitié du 20ème siècle, où ils étaient soignés avant qu'on ne trouve le traitement qui les guérit et rendit leur liberté aux derniers habitants.
Le long des remparts, on peut admirer l'eau turquoise qui s'étend autour de l'île... par contre, je n'ai pas très envie de tomber dans les cactus (j'ai testé une fois quand j'étais toute petite, non merci, pas envie de recommencer...)
Et voici le fortin qu'on apercevait à l'arrivée en bateau, qui est malheureusement inaccessible, sans doute pour préserver l'état du bâtiment.
A d'autres endroits, la végétation a colonisé les espaces et les remparts sont envahis d'herbes brûlées par le soleil.
Et voici un autre fortin, qui lui domine toute l'île et devait permettre de voir au loin arriver les assaillants (je n'ai pas eu le temps d'y monter, mais la vue doit être belle de là-haut).
Et voilà, hélas, la balade est déjà finie, c'est l'heure de remonter sur le bateau et de jeter un dernier coup d'oeil dans notre sillage pour regarder Spinalonga s'éloigner, en espérant avoir l'occasion d'y retourner prochainement.
 
Et c'est hélas aussi le moment de retrouver la grisaille et le froid parisiens... Snif, où est le soleil de Crète ?

A bientôt.